Danse, Alicia Alonso, Maïa Plissetskaia

Etudiant à Rennes, au cours de la deuxième moitié des années soixante, il m’arrivait de contribuer bénévolement aux activités de la Maison de la culture, entre autres comme interprète. Ce jour-là, l’institution accueillait le ballet national de Cuba, sous la direction de sa fondatrice (1948), l’illustre danseuse et chorégraphe Alicia Alonso (1921), « prima ballerina assoluta ». A l’époque, sa vue n’était déjà pas excellente. Au moment de son entrée en scène, j’eus l’honneur de lui offrir mon bras pour la conduire en coulisses, à la lisière de la lumière. Et, elle dansa ! Elle dansa magnifiquement en se guidant, nous expliqua-t-elle après, sur quelques points de repères.

Quelques années plus tard, sans doute au début des années soixante-dix, étudiant à Sciences Po Paris, on m’invita à assister à l’une des représentations du «Lac des cygnes », dansé par le Ballet Bolchoï, au Palais des sports de Paris. Maïa Plissetskaïa (1925-2015), la « Diva de la danse », éternelle prima ballerina assoluta dansa le rôle d’Odette/Odile, comme depuis… 1947 ! Des années plus tard, je me souviens encore des ailes du cygne, ses mouvements de bras, élégants, puissants, souvent imités, mais jamais égalés….

Jacques ERWAN
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